Bordeaux, Paris, Lille, Nancy, Strasbourg, Lyon, Grenoble…. Que de villes françaises ce week-end du 3 et 4mars à Oullins, représentées par leurs équipes de badminton !
Actif depuis 1981, le BACO (badminton Club d’Oullins) organise comme chaque année en effet le tournoi national de badminton et ce sont trois gymnases (Montlouis- Gosec - Herzog) qui s’animent depuis hier samedi des exploits sportifs de ses joueuses et joueurs, en équipes simples, doubles et même mixtes, et de l’aide logistique fournie par les 50 bénévoles mobilisés ce week-end.
David Fermigier, président du BACO, avec lequel je me suis entretenue lors de ma visite en fin de matinée au gymnase, m’a expliqué les doubles objectifs de son club : créer un espace loisirs pour ses nombreux adhérents –près de 400 – en recherche de détente sportive et former, accompagner les espoirs pour qu’ils deviennent championnes et champions, à l’image de la cadette Delphine NANSAC, qui s’est classée 3ème aux championnats de France et de Noémie et Clémentine BARRE.
Delphine Nansac, me disait David Fermigier, est actuellement en études au Pôle national à Strasbourg mais sa fidélité à son club, le BACO, et son engagement la ramènent régulièrement à Oullins où elle anime des actions sportives pour les plus jeunes. Ses bienveillantes attentions à l’égard des jeunes Oullinois quand elle leur ramène par exemple des tee-shirts gagnés aux championnats comme son attachement et sa reconnaissance à son club d’origine font d’elle non pas une icône, mais une sportive accessible qui sait faire partager sa passion et en encourager d’autres.
Joris GROSJEAN est lui aussi la vedette du BACO. En études à l’INSEP Voiron, Joris Grosjean « rentre » régulièrement à Oullins où le sportif maintes fois titré apprend aux graines de champion les règles du sport, la concentration, la technique et les encourage à grandir grâce à la reconnaissance de son expérience.
Le badminton, on peut le regretter, n’est pas une discipline sportive très médiatisée. Au demeurant, l’organisation des compétitions, l’accompagnement des sportifs qui se révèlent être des champions nationaux, voire européens et internationaux a un coût que seuls les sponsors peuvent financer. Conscient de ces enjeux, le BACO s’enorgueillit de la performance et du prestige acquis de ses champions, mais il reste un club ouvert aux loisirs, et ses dirigeants convaincus que la pratique sportive est la rencontre de toutes les diversités et l’apprentissage naturel de la citoyenneté. C’est ce même esprit éducatif et non forcément compétitif à tout prix qui a guidé le BACO à s’inviter enn toute collaboration au Collège de la Clavelière et à entrainer de façon intensive des jeunes collégiens inscrits en classe sport études badminton.
Ce soir, Le Progrès réunissait dans l'amphithéâtre Boiron de la Faculté de médecine (Université Claude Bernard Lyon 1) Jean-Louis Touraine, Professeur de médecine, député,Christian Lajoux, Président du LEEM, Alain Mérieux, Président de MERIEUX ALLIANCE, Bernadette De Victor, Présidente de la cNS et Nora Berra, Secrétaire d'ETat en charge de la santé autour d’un de ses grands débats « Les enjeux du médicament en Rhône Alpes ».
On se souvient de la très mauvaise gestion de la grippe H1N1 ; avant elle l’affaire du sang contaminé, celle de l’hormone de croissance et du viox et tout récemment le scandale du Médiator, autant de déflagrations en termes d’insécurité sanitaire qui ont ébranlé la confiance des Français dans les médicaments.
La santé publique est en jeu et c’est avec un grand intérêt que je suis allée écouter les intervenants parler d’elle et des risques qu’une politique trop restrictive faisait courir à la population et à l’économie française en accusant l’industrie pharmaceutique de creuser à elle seule le trou de la sécurité sociale.
Nul ne saurait prendre à la légère les 10 milliards€ de déficit de la sécurité sociale, mais la vraie préoccupation n’est-elle pas plutôt la disparité croissante d’accès aux soins et aux médicaments (augmentation sensible de la mortalité périnatale) ? Face à la forte diminution des soins courants pris en charge par la sécurité sociale (55% seulement), un autre pourcentage inquiétant : 20 à 30% des Français récusent pour des raisons financières les soins pourtant indispensables à leur santé. (La France se retrouve placée 4ème au rang européen pour sa politique de santé et d'accès aux soins après voir été classée 1ère mondiale !)
Nous devons indéniablement contrôler les dépenses de santé, mais déterminer la fraction du PIB (actuellement 11%) qui doit aller à la santé et définir une barre infranchissable relève de l’irraisonnable. La longévité s’est accrue et la recherche doit s’intensifier.
Faire des économies de santé en pénalisant l’industrie pharmaceutique, c’est encore engager des pans entiers de désindustrialisation dans le secteur du médicament.
Alors restituons la vérité : le médicament, quand bien même serait-il coûteux, permet de limiter considérablement d’autres dépenses : moins d’arrêts maladie, moins d’interventions
chirurgicales, moins d’hospitalisations…
L’industrie pharmaceutique est au même titre que l’aéronautique une production à valeur ajoutée qui doit et peut conquérir de nouveaux marchés et constitue une de nos industries de pointe.
Rhône Alpes, nous en sommes fiers, est actuellement la 4ème région européenne par son pôle de compétitivité dans les nouvelles technologies biomédicales 14 000
emplois dont 8000 en région lyonnaise). A vouloir entraver la recherche (loi sur la bioéthique embryonnaire) ou à vouloir réduire le développement médical en France, alors qu'il a toute
potentialité à exporter, nos structures industrielles peuvent-elles être pérennes ?
42 millions€ : c'est
l'investissement financier du Conseil régional Rhône Alpes dans la réhabilitation de la cité du Parc Chabrières à Oullins.
1100 élèves : ce sont les effectifs actuels du lycée général et technologique du Parc Chabrières et du lycée Edmond Labbé, qui vont encore augmenter grâce à la capacité d’accueil accrue (en perspective l’ouverture d’un CAP)
200 personnes : ce sont les membres de l’équipe éducative : agents, enseignants, personnel de direction
Fluid’Art : c’est le concours régional auquel participent cette année deux classes de STI et S arrivées à ce jour demi-finalistes et auxquelles je souhaite d’arriver en finale le 16 mars prochain.
Sciences Po et INSA : ce sont les partenariats du lycée Chabrières qui préparent les futurs bacheliers à l’enseignement supérieur.
Aujourd’hui à 11h, Jean-Jacques Queyranne, Président du Conseil régional Rhône Alpes, inaugurait en effet la 4ème et dernière tranche des travaux de la cité du parc Chabrières, en présence de Mr Debbasch, Recteur de l’Académie de Lyon et d’autres personnalités locales. Je me suis retrouvée aujourd’hui dans un tout autre lycée que celui dans lequel avaient étudié mes enfants, transformé, modernisé, agrandi, embelli, respectueux des normes environnementales, car la Cité scolaire du Parc Chabrières, l’un des 270 lycées publics de la Région, compte parmi les 90% des lycées qui auront été renouvelés par la Région d’ici 2020. Parce que la formation de notre jeunesse est une priorité pour anticiper le monde de demain et parce que l’école est un des lieux d’apprentissage de la citoyenneté, le Conseil Régional a priorisé l'éducation. Les premiers lycées ont été construits sous la IIIème République, Le lycée Labbé a vu le jour en 1930 et fait partie de la vague de construction des lycées industriels, avant que ne soient lancés les grands travaux dans les années 60 pour permettre au plus grand nombre d’accéder au baccalauréat.
Grâce au Conseil régional, cette 3ème génération de lycées dont la Cité scolaire du Parc Chabrières associe éducation et environnement tant au niveau de la construction qu’au niveau du mode d’approvisionnement pour alimenter nos jeunes têtes pensantes. Mr Poulenard, Chef cuisinier de la cité scolaire, qui avec son équipe cuisine plus de sept cents repas par jour, lie son art à la qualité de l’alimentation et de vie en utilisant prioritairement des produits bio et en faisant appel aux circuits courts, association regroupant des producteurs de la région lyonnaise implantée à Vienne.
Aujourd’hui à midi je suis allée dire bonjour aux « gones de la traille » qui se réunissaient autour de leur banquet annuel. Le président de l’association, Mr Lapeine, a annoncé fièrement que 25 nouveaux adhérents avaient rejoint les plus anciens, ce qui portait cette année leur nombre à 150.Tous ne vivent plus forcément dans le quartier de la Saulaie, leur parcours personnel et professionnel les a entrainés pour beaucoup à Lyon et plus loin, de Perpignan à Bruxelles, en passant par La Glacière et Chaponost, mais les 120 adhérents et amis qui avaient pu répondre présents aujourd’hui étaient heureux de se retrouver pour parler de ces années vécues à La Saulaie et des années qui les en avaient éloignés. Et si la culture culinaire s’affichait dauphinoise ce midi, la culture de l’habitat et des vieux métiers de l’Ouest Lyonnais s’exposait sur les murs de la salle des fêtes du parc Chabrières, où l’association Araire de Messimy avait mis à disposition de nombreux panneaux. Bravo aux « gones de la traille » qui ont réussi le pari de réunir des familles qui ont vécu une tranche de vie commune dans un quartier historique de notre ville, mais qui ont aussi coloré cette journée conviviale d’une teinte sociale, chargée de respect pour nos ainés puisque le déjeuner était offert aux plus de 70 ans.